Monday, August 21, 2017

Comedian Harmonists



Bulgarian Archives State Agency


https://www.youtube.com/watch?v=zNlA1_HY-Lg



Les Comedian Harmonists étaient un sextuor vocal allemand. Pendant l'entre-deux-guerres, l'ensemble était renommé dans toute l'Europe. Les Comedian Harmonists se sont séparés avant leur interdiction de se produire en public par les autorités culturelles du nazisme, trois de leurs membres étant Juifs.
Les membres : Ari Leschnikoff, Roman Cycowski, Erich A.Collin, Harry Frommermann, Robert Biberti, Erwin Bootz. Ils se rencontrèrent pour former le groupe, ils ne se connaissaient pas auparavant. Leschnikoff et Cycowski étaient employés dans la Grossen Schauspielhaus, l’une des scènes les plus importantes de Berlin.
Leur succès se trouva coïncider avec la montée du nazisme en Allemagne. Roman Cycowski dira : « Nous fûmes une lumière brillante dans un temps bien sombre ». Enfin, la généralisation de la radio, et phonographe dans les foyers a également servi leur popularité.
Le groupe a influencé les orchestres de Jack Hylton en Grande-Bretagne et de Ray Ventura en France. Son style fit par la suite de nombreux émules allant des Frères Jacques à Max Raabe.
En 1997, Josef Vismaier leur consacra un excellent film, qu’on peut voir sur youtube, malheureusement sans sous-titres en français (mais en espagnol, oui).




Encore un film sur les Comedian, un documentaire cette fois, mais toujours sans sous-titres :

Saturday, August 19, 2017

L'hymne de Berlin




La chanson Berliner Luft, de Paul Lincke, est considérée comme l’hymne non officiel de la ville. Elle le numéro final pour chaque saison des Berliner Philharmoniker. Un peu comme Land of Hope and Glory pour les concerts des BBC Proms à l’Albert Hall de Londres.

Ici, dans la belle version de Lizzi Waldmüller, chanteuse d’operette, non pas berlinoise mais autrichienne (!).


Pour l’entendre, cliquez ici :

https://www.youtube.com/watch?v=jgKiAb5b2LI&t=78s


Thursday, August 17, 2017

C'est dans l'air


La revue Es liegt in der Luft (C’est dans l’air), de Marcellus Schiffer et Micha Spoliansky eut sa première en 1928. Dans les trois rôles principaux, Margo Lion (la femme de Schiffer), Marlene Dietrich (encore pas très connue) et Oskar Karlweis. Karlweis était un acteur autrichien qui jouait souvent dans des comédies légères et des opérettes.

À Berlin, il a joué l’un des trois prétendants de Lilian Harvey dans Die drei von der Tankstelle, un film à grand succès qui eut, comme c’était la habitude à l’époque, sa version française, Le chemin du paradis. On peut penser que, étant donné qu’il s’agissait de films muets, il aurait été plus facile de tout simplement traduire les sous-titres, mais non, on faisait un film tout neuf, avec le même scenario et les mêmes dialogues mais avec des acteurs français. Une exigence des syndicats peut-être ?

Dans le film on peut voir également l’ensemble Comedian Harmonists, un groupe musical très en vogue. 

Le numéro le plus connu de Es liegt in der Luft était sans doute Wenn die beste Freundin mit der besten Freundin (Si la meilleure amie avec la meilleure amie), une chanson dont le thème pouvait être compris comme ambigu du point de vue des relations entre les sexes. Il est même devenu une sorte de “hymne” lesbien. 


Les paroles: 

Wenn die beste Freundin
Mit der besten Freundin
Um was einzukaufen,
Um was einzukaufen,
Um sich auszulaufen,
Durch die Straßen latschen,
Um sich auszuquatschen,


Quand la meilleure amie
Avec sa meilleure amie
Va faire du shopping,
Va faire du shopping,
Va faire de l'exercice,
En se promenant dans les rues,

Causant de tout et de rien,

Dit la meilleure amie

À la meilleure amie:

Ma meilleure, ma meilleure petite amie!


Oh ma meilleure amie,

Oh ma jolie amie,

Oh ma copine fidèle,

Oh ma douce amie!
Et puis, un trio avec le mari d'une des filles:


Fille 1: Tu m'as trompé avec elle.

Époux: parce que tu m'as trompé avec elle.
Fille 2: Et tu m'as trompé avec lui
Fille 1: Parce que tu m'as trompé avec lui
Époux: Oh, qu'est-ce qu’on a des relations familiales compliquées! Ne voulons-nous pas nous entendre plutôt?




 
 

Monday, August 14, 2017

Margo Lion


Quand il s'agit du cabaret berlinois,  on pense presque instinctivement à la grande Marlene Dietrich. Mais elle n'était pas la seule étoile dans ce firmament, loin s'en faut.

Marguerite "Margo" Lion, née à Istanbul en 1899 fut une comédienne et une chanteuse française. Elle arrive à Berlin en 1921 et débute dans le cabaret ‘Die Wilde Bühne’ (La Scène Sauvage) en 1923. Elle s’est aussi produite dans des cabarets emblématiques comme Schall und Rauch et Kabarett der Komiker. 
 
Mariée au parolier Marcellus Schiffer, elle était amie de Marlene Dietrich, avec laquelle, dans la revue "C'est dans l'air" (1928) censée se passer dans un grand magasin, elle chanta le duo “Wenn Die beste Freundin mit die beste Freundin" (quand la meilleure amie avec la meilleure amie… ), qui devint un hymne lesbien dans les années 20.
Au cinéma, elle joue dans soixante-quinze films entre 1926 et 1975 et trouve son rôle le plus marquant en 1931 dans L'Opéra de quat'sous de Georg Wilhelm Pabst (version française) dans lequel Margo, dans le rôle de Jenny, chante La Fiancée du pirate. 
 
Pour la petite histoire (enfin, pas si petite que ça), Georg Pabst a été prisonnier de guerre en Bretagne, à Brest, pendant la première guerre mondiale.
Elle a également joué dans le film « 24 heures de la vie d’une femme », basé sur un texte de Stefan Zweig, régie de Robert Land en 1931. 
 
Elle quitte Berlin en 1933 et poursuit sa carrière en France. Là, elle apparaît, entre autres productions, dans La Bandera, de Julien Duvivier (1935). Aussi dans Lola, de Jacques Demy. 
 
Elle meurt en 1989, un peu trop tôt pour voir le Mur de Berlin s’effondrer.

Friday, August 11, 2017

Berlin Cabaret - Un film sans Liza Minnelli


Berlin Cabaret - Die Wilde Bühne Un film de Fabienne Rousso-Lenoir.

Le monde du cabaret berlinois de 1919 et 1933 était l'un des phénomènes culturels les plus fascinants de la République de Weimar. Il résume l’esprit des Années Folles et reflète l'histoire avec des moyens audacieux et novateurs. Des années du boom en passant par la période de la dépression et l'inflation pour finir avec la prise du pouvoir par les nazis.


Un film fascinant. Et la bonne nouvelle est que vous pouvez le voir et le juger par vous mêmes grâce au miracle d'Internet !

Voir le film de Fabienne Rousso-Lenoir sur vimeo :

https://vimeo.com/81314874

Wednesday, August 9, 2017

Alfred Döblin





Encore un grand berlinois qui n’était pas né à Berlin. Décidément…
Alfred Döblin est né à Stettin, aujourd’hui en Pologne. Il commence sa collaboration avec Herwarth Walden en 1910, et participe au journal expressionniste Der Sturm (La tempête).
Établi dans le secteur de Berlin-Lichtenberg, dans la partie est de la ville, il est témoin des combats de mars 1919 à Berlin, dont il fera plus tard le sujet de son roman Novembre 1918. Au cours de sa période berlinoise, Döblin rédige de nombreux articles (à propos de pièces de théâtre ou de films, mais aussi sur la vie dans les rues de la capitale), entre autres pour le quotidien en langue allemande Prager Tageblatt. Ces articles offrent une image saisissante de la vie quotidienne dans le Berlin de la République de Weimar.

Son œuvre la plus connue est Berlin Alexanderplatz, datée de 1929. Dans ce roman, il décrit les bas-fonds du Berlin des années 1925-1930. Le personnage principal prend la figure de l'anti-héros : un criminel repenti que la fatalité rattrape et qui retombe dans la délinquance. Ce récit résolument moderne est composé de références bibliques et mythologiques, de collages d'extraits de journaux et mêle la tragédie à la drôlerie populaire, dans une cacophonie et un effrayant chaos.

Ce roman est souvent comparé en France à Voyage au bout de la nuit de Céline. Il a été adapté à l'écran à de nombreuses reprises, d'abord en 1931 par Piel Jutzi avec Heinrich George dans le rôle principal, puis en 1979 par Rainer Werner Fassbinder, qui en fit une série télévisée de 14 épisodes.

Döblin, d’origine juive, quitte l’Allemagne en 1933 (comme Brecht, comme Grosz, comme tant d’autres), et en 1936 il devient citoyen français.

Merci Wikipédia pour nombre de ces données.

Monday, August 7, 2017

Bertolt Brecht, un berlinois d'adoption







Bertolt Brecht, l’un des dramaturges plus importants du XXe siècle, n’était PAS né à Berlin, mais en Bavière. Voilà, c’est dit.
Mais, qu’importe le lieu de naissance ? Picasso était né à Malaga, mais c’est comme un grand artiste français, parisien même, qu’il est connu pour la plupart des gens.
Même chose pour Brecht. Il arrive à Berlin en 1924, pour rejoindre le Deutsches Theater de Max Reinhardt, et c’est dans la capitale culturelle de l’Allemagne (de l’Europe diront certains) qu’il écrit L’Opéra de quat'sous, Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny, Sainte Jeanne des Abattoirs. 

 
L’année 1933 marque pour lui, comme pour beaucoup d’autres artistes et écrivains, un tournant. Ce n’est pas une année anodine, c’est l’année où les nazis prennent le pouvoir en Allemagne. Brecht n’était pas juif, mais il était devenu communiste, une autre cible de prédilection pour la répression nazie.
Bertolt Brecht (1898-1956) et son épouse Helene Weigel (1900-1971) sont enterrés au cimetière Dorotheenstadt de Berlin. Le dramaturge voulait une tombe "où tous les chiens auraient envie de pisser".

 Dans le Theater am Schiffbauerdamm, un ancien théâtre de variété, Brecht fit en 1928 la première représentation de l'Opéra de quat'sous et son premier triomphe. Avec ses débordements de dorures, ses angelots, ses cariatides aux seins gonflés, aucune salle ne pouvait opposer un contraste plus marqué avec les miséreux mis en scène par Brecht, son théâtre clair et rigoureux. Le poète aimait cette distance entre la scène et le public. Après-guerre, lorsqu'il choisit de s'installer dans la moitié communiste de Berlin, c'est ce théâtre que Brecht convoite et finit par obtenir en 1954 pour y installer sa troupe du Berliner Ensemble

 

A quelques pas de là, en face du Deutsches Theater où Brecht fit ses débuts berlinois dans les années 1920, puis revint travailler après la guerre, le choc est brutal: de la salle où Brecht et sa troupe répétaient, il ne reste plus qu'une façade, dressée devant un grand trou. En guise de "souvenir", cette façade sera insérée dans un immeuble moderne en cours de construction. 

 
Michael Bienert, guide de promenades littéraires, emmène volontiers les amateurs se balader dans d'autres quartiers de Berlin, explorer par exemple les relations de Brecht avec le régime nazi puis avec celui de la RDA.
Du Berlin des années 1920, que Brecht le jeune provincial né en Bavière, à Augsbourg, découvre avec avidité, il ne demeure pas grand-chose. Les cafés, les cabarets que Brecht fréquentait autour de la Kurfürstendamm, ont disparu. Reste une lettre, écrite à un ami en 1920: "Berlin est un lieu merveilleux. Tu ne peux par voler 500 marks quelque part et venir ?".
Merci pour les informations tirées du site http://maisons-ecrivains.fr/




Saturday, August 5, 2017

BIlly Wilder, berlinois?

Un des premiers films de Billy Wilder


Où a commencé sa carrière Billy Wilder, le réalisateur de Certains l’aiment chaud, La garçonnière et Irma la douce ? À Hollywood ? Non, à Berlin. 
 
Samuel Wilder (son vrai nom) est né en Galice, en Autriche-Hongrie, en 1906. En 1926, il vient à Berlin, où, avant de réussir en tant qu'écrivain, il aurait travaillé comme «taxi dancer», ou danseur mondain, à l’hôtel Eden.

Après avoir écrit des histoires de crime et de sport en tant que pigiste pour les journaux locaux, il a finalement été embauché par un tabloïd, où il écrit des articles, mais aussi des nouvelles et des romans-feuilletons à succès, généralement policiers ou burlesques. Ses enquêtes le mettent en contact avec des milieux et personnages variés que l'on retrouve plus tard dans ses films.

Il travaille souvent comme nègre pour des scénaristes à succès et collabore avec d'autres figures du cinéma muet, notamment Fred Zinnemann et Robert Siodmak. Le succès d'une de ces œuvres, Les Hommes le dimanche (Menschen am Sonntag) (1930) lui vaut de signer un contrat avec la Universum Film AG (UFA). Il écrit également le scenario d’une adaptation cinématographique du roman de Erich Kästner, Emil et les détectives. Il vit chichement et collectionne de l'art contemporain, notamment des meubles signés Mies van der Rohe.

Le film Menschen am Sonntag, qu’on devrait traduire plutôt comme Les gens le dimanche, est disponible ici :


Après la arrivée d'Hitler au pouvoir en 1933, Wilder, étant juif, quitta l'Allemagne pour Paris, puis Hollywood, où il est devenu l'un des cinéastes les plus brillants au fil des ans et a gagné plusieurs Oscars.



Thursday, August 3, 2017

Que reste-t-il de Berlin?


Que reste-t-il du Berlin des années folles ? La guerre 1939-1945 est passée par là. Quiconque regarde des photos ou des reportages filmés sur le Berlin de 1945, a vu les ravages que la folie hitlérienne infligea aux Berlinois. Tout réduit à des décombres.

Aparemment. Parce que, finalement, la destruction à affecté surtout les quartiers centraux. Berlin-Mitte, principalement, avec les batiments officiels de la Wilhelmstrasse, la chancellerie d’Hitler, les principaux ministères. Mais, dès qu’on s’éloigne, soit vers l’Ouest soit vers l’Est, on retrouve les immeubles d’avant guerre. Un quartier comme Prenzlauer Berg, par exemple, a à peu de chose près le même aspect qu’en 1939. Ou en 1920. Côté ouest, si les facades de la Kurfürstendamm ont beaucoup changé depuis les années « dorées », les petites rues de Wilmersdorf ou Charlottenburg ne semblent pas avoir été touchées par les bombardements alliés ou par l’artillerie sovietique.


Tuesday, August 1, 2017

Tourisme dans les années 20


Le tourisme était déjà développé dans le Berlin des années 20. Lors de la première rencontre entre Bang, le danois venu à Berlin avec l’intention d’ouvrir un cabaret, et Geza, le journaliste hongrois toujours en panne de boulot, Geza lui demande, narquois :

"Ah bon ? Tu es un touriste alors ? De ceux qu'ils embarquent dans les autobus découverts de Thien's, pour aller voir la Porte de Brandebourg, le Tiergarten, Potsdam et son inégalable palais baroque ?"

"Tu vois bien qu'il n'est pas touriste", dit Paul. "Bang est un homme intelligent et le tourisme est par définition une activité idiote."

"Et inutile", ajoute Heinz. "Dans ton village tu atteindras l'universel, déjà Tolstoï le savait."

"Tolstoï, et moi aussi. Tu oublies que j'ai été guide de tourisme", dit Geza.

"Et ça, à peine arrivé de Budapest, quand il ne savait pas la différence entre Alexanderplatz et Potsdamerplatz", intercale Paul.



Extrait du roman « L’exposition », de Hugo Walter, disponible sur Amazon.fr

Saturday, July 29, 2017

Le Café Schimmel


Extrait du roman « L’exposition », de Hugo Walter.



« Le Schimmel était le local de réunion de la revue Der Bruch ; personne d'entre eux n'avait ni l'espace ni le confort pour recevoir. De plus, ils préféraient un lieu public, se sentir au milieu de l'agitation de la ville. Le Schimmel avait aussi l'avantage d'être proche d'autres lieux de rencontre du Westend.

Redécoré récemment dans un style que Paul appelait "art-déco" mais qui d'après Heinz était un "art-nouveau" tardif et que Harry définissait comme "bâtard de café viennois et cocktail-bar", l'établissement avait deux parties à des niveaux différents, clairement circonscrites par une balustrade ou grille métallique, couronnée par une rambarde en bois. Les grosses colonnes, qui divisaient la salle en des espaces plus réduits, la faisaient paraître plus vaste qu'elle ne l'était.

Chaque section avait sa clientèle. Le niveau d'en bas, le plus proche de l'entrée, avait la préférence des dames élégantes. Les nouveaux venus au café tendaient aussi à s'installer là, sans doute parce que c'étaient les premières tables qu'ils rencontraient en entrant.

Les habitués préféraient "le parterre". Pour la conversation, c'était plus tranquille et de là, à un niveau plus haut, on dominait toute la salle.

La table dix-huit, où Harry et sa bande siégeaient, était connue par les serveurs comme "la table des philosophes". Il y avait aussi "la table des professeurs", juste sur la balustrade.

Le seul dudit groupe qui était réellement professeur était un vieux monsieur qui avait enseigné l'histoire au lycée. Mais il y avait aussi un certain Gregorius, qui se nommait professeur et dont la spécialité était "l'astrologie expérimentale". Il s'accoudait habituellement sur la grille pour mieux observer les tables d'en bas. Un autre habitué de la table était un colonel à la retraite, à moustaches blanches épaisses et d'idées monarchistes.

Mais si l'équipe de Der Bruch passait une grande partie de son temps au café, ils avaient peu de contact avec le personnel. Pas par des préjugés de classe mais parce qu'ils ne se sentaient pas tout à fait bienvenus. Peut-être parce que, toujours fauchés, ils laissaient peu ou pas de pourboire. Harry avait fait de cette nécessité vertu : "La pourboire fait du client un seigneur et du serveur un serf ; c'est un résidu féodal."

C'est tout juste s'ils connaissaient le nom des deux garçons à charge de leur table : Max, qui prenait le service à cinq heures, et Marko, qui le remplaçait deux jours par semaine. Ils connaissaient donc "Max et Moritz", comme Dieter les nommait, allusion au conte d'enfants bien connu, mais ils n'avaient jamais fait attention à un autre serveur, un jeune homme aux cheveux courts peignés avec raie au milieu et qui, baptisé Konrad, répondait au nom de Conny. 

 
Vittorio était le seul qui se donnait la peine d'échanger avec le personnel. Comme il ne faisait pas partie du groupe à strictement parler, il était libre de déambuler dans la salle, de "voltiger" comme disait Dieter. Il venait une nuit sur deux, arrivait vers neuf heures, et peu après dix heures il repartait. Pour aller au Romanisches. Il venait au Schimmel parce qu'il trouvait les jeunes gens de Der Bruch sympathiques, mais pour entretenir et enrichir son réseau social, le Romanisches lui était irremplaçable. « 

Le roman "L'exposition" est disponible sur le site d’Amazon.